Parier sur l’ADAS, c’est comme miser sur l’ AD : c’est sûr !

L’ADAS est certes un marché encore naissant. Mais il progresse si vite qu’il devient nécessaire pour tout carrossier de l’intégrer. L’expérience d’Arnaud Persyn est parlante en la matière : comme il faut de toute façon entretenir et réparer de plus en plus de véhicules équipés, autant s’approprier la prestation. Et même si tout n’est pas encore parfait au pays de l’ADAS, il a trouvé les bonnes façons d’y faire sa place !

Arnaud Persyn dirige AD Carrosserie Dupont Persyn (Amiens-80). Et la nécessité d’intégrer la compétence ADAS s’est rapidement imposée à lui : «On s’est vite rendu compte que les véhicules équipés devenaient de plus en plus nombreux. Pour apporter le service, il nous fallait de plus en plus emmener les véhicules chez les concessionnaires pour faire calibrer les ADAS», parfois jusqu’à 120 km de l’entreprise !

«Tout cela suppose du temps, de la distance, des risques, des frais kilométriques… Sans oublier la dépendance en fonction de la disponibilité aléatoire de l’atelier du concessionnaire.» Impossible de continuer ainsi, d’autant que s’il réussissait à refacturer ces prestations aux experts locaux, c’était sur facture, donc sans marge additionnelle.

Mais pas question de renoncer non plus à des véhicules récents ou des clients flottes. Cela suppose d’intégrer au plus vite une prestation aussi stratégique que l’ADAS. La décision a donc été prise de s’équiper en matériel Bosch et bien sûr, de former les salariés.

 

Avec l’ADAS, plus de sous-traitance : c’est la maîtrise de son chiffre d’affaires et de la prestation

S’est alors bien sûr posée la question du prix à facturer. Une question à laquelle il a trouvé une réponse satisfaisante : «Le marché, je le connaissais par la sous-traitance qu’il m’imposait. Quant aux experts, habitués à mes refacturations, ils m’ont écouté quand je leur ai expliqué que je me positionnais dorénavant mieux, puisque je n’avais plus de coûts liés aux frais de déplacement. Nous avons donc trouvé une tarification gagnant-gagnant, sans que j’aie besoin de vraiment réduire le montant de mes refacturations habituelles».

Résultat : ce sont dorénavant SES facturations et SON chiffre d’affaires. Et à un niveau permettant d’amortir les investissements en matériel et formation, tout en réintégrant dans l’atelier le temps précédemment perdu à convoyer les véhicules vers des ateliers concurrents.

 

La question du vitrage

Bien sûr, tout n’est pas encore rose au pays des ADAS. Si les calibrations liées à la réparation-collision sont donc acceptées, ce n’est pas encore toujours le cas pour celles du vitrage, opérations qu’il effectue via Glass Auto. «Là, nous nous battons chaque fois pour réclamer un prix décent. Et parce que d’autres grands concurrents bradent la prestation à un prix totalement irréaliste, les experts refusent encore trop souvent de nous autoriser en vitrage ce qu’ils acceptent pourtant en prestation classique», se désole Arnaud.

Mais il reste optimiste. «Les ADAS sont encore un marché naissant. Il faudra évidemment du temps avant que les assureurs et les experts acceptent le juste prix de chaque prestation liée à cette nouvelle technologie», constate-t-il, philosophe. «Ils sont tous très conscients que cet équipement peut réduire le nombre et la gravité des sinistres. Ils le répètent assez dans la presse. Mais sur le terrain, ils cherchent évidemment à maîtriser le surcoût logique que l’entretien-réparation exige pour que ces outils de sécurité active soient toujours au top».

 

Faire comprendre les contraintes de l’ADAS à tous

Le Réseau AD et Autodistribution connaissent bien le sujet, pour travailler sur le dossier des ADAS depuis 2015. Les apporteurs d’affaires sont ainsi régulièrement sensibilisés aux contraintes techniques et aux protocoles complexes qu’impose un bon et précis calibrage. Une expérience qu’AD vient de synthétiser dans un document technico-commercial qui vous aidera à renforcer votre argumentation auprès de vos interlocuteurs assurantiels et flottes.

L’institut AD constitue également un fantastique outil de formation, mais aussi  »d’évangélisation » du marché. Pour les réparateurs bien sûr, mais aussi pour les distributeurs, qui ont pu d’ailleurs assister du 25 au 29 mars derniers à la «Semaine de l’ADAS» pour découvrir les tenants et les aboutissants de la prestation et de ses équipements.

Petit à petit, tous les acteurs comprennent par exemple que le couple de prestations ADAS/géométrie peut parfois s’imposer, au risque d’avoir des véhicules « qui louchent », selon la parlante expression d’Arnaud, parce que les ADAS ne « regardent » pas précisément au bon endroit.

Autant d’éléments de formation et d’information qui, depuis le PPS (pôle prestation de services) jusqu’aux experts, en passant par les distributeurs et les apporteurs d’affaires, sont martelés, expliqués et réexpliqués afin que tous comprennent qu’il y a un juste prix à investir dans des routes plus sûres, des sinistres mieux évités, des clients sécurisés.

Quant à la question du vitrage, nous pouvons aussi faire confiance à l’appui de nos cousins de Mondial Pare-Brise qui, eux aussi, déploient un programme ambitieux d’équipement ADAS.

 

Le temps travaille pour nous

Les ADAS, comme les prestations attenantes, entrent déjà dans les mœurs de tous. 30% des nouveaux véhicules sont déjà équipés de ces systèmes avancés d’assistance ; 80% le seront dès 2020 et tout le monde s’attend à ce que les ADAS deviennent obligatoires au niveau européen.

Parier sur les ADAS, finalement, c’est un peu comme miser sur l’AD : c’est sûr, dès lors que tous les process et tous les prérequis sont intégrés par toutes les parties prenantes, dans l’intérêt bien compris de chacun, à commencer par celui d’un client satisfait… et rassuré !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*