Le Réseau AD veut devenir l’expert des flottes

Lors du congrès de Malte, l’accent a été mis sur un potentiel d’entretien inexploité : les flottes automobiles. Si les constructeurs automobiles en sont les grands bénéficiaires, d’autres acteurs commencent à se positionner sur ce marché. Autodistibution en fait partie avec la mise en place d’un pilote en association avec le loueur Arval. Pour le Réseau AD, il y a une vraie conduite de changement à opérer pour réussir. Et s’ouvrir ainsi le potentiel croissant des véhicules en LLD…

A Malte, l’accent mis sur la préférence client implique aussi les clients entreprises.
Dans ce cadre, les flottes automobiles représentent un potentiel que les Réseaux AD sont en droit de capter. Aujourd’hui un véhicule neuf sur deux est vendu en Location Longue Durée (LLD). Mieux : 64,7% des entreprises (dont les PME et TPE) adoptaient déjà ce mode de détention de leurs VP et VUL en 2017.

 Or, l’entretien de ces véhicules loués en longue durée est essentiellement assuré par les réseaux de constructeurs, voire par les centres auto et réparateurs rapides qui commencent à se positionner dans ce secteur. Alors, pourquoi pas le Réseau AD ?

 

Mise en place d’un pilote avec le loueur ARVAL

Pour opérer convenablement sur ce marché, il faut proposer une offre cohérente, homogène et forfaitaire. C’est dans cette direction que se dirige l’expérience pilote menée actuellement avec Arval, qui n’est autre que le leader du secteur.

Débutée en octobre 2018, elle touche une «short list» de 300 AD Expert à qui est confié un premier lot-test de 1 500 véhicules. Il est évidemment trop tôt pour dresser un bilan d’une opération aussi récente. Mais tout porte à croire qu’elle est sur le bon chemin. En effet, Eddy Albert, responsable national réseaux multimarque VL, annonce déjà que la quantité de véhicules et de clients gestionnaires de flottes Arval devrait s’intensifier en 2019.

L’axe prioritaire est d’adapter les procédures existantes au sein du réseau AD Expert afin de les adapter à la demande des flottes. Un exemple ? «Notre mode de chiffrage ne permettait pas de budgétiser les prestations. Mais avec la mise en place de forfaits AD pour entreprises, les gestionnaires auront toutes les facilités de les planifier et pour les réparateurs AD, de les appliquer».

 

Capter ce marché

Avec ARVAL, Autodistribution ne cache pas son ambition de permettre au Réseau AD de toucher rapidement le plus grand nombre de flottes et de loueurs. Surtout que le marché regorge de flottes de petites ou grandes entreprises, locales, régionales ou nationales qui pourraient aussi être captées par l’intermédiaire d’ad.fr, notamment grâce à son accès dédié aux pros.

«Nous avons tout intérêt à aller capter ce marché des LLD qui concerne, bien évidemment, des véhicules récents. Il s’agit d’une maintenance simple qui s’opère pendant la période de garantie, dans le cadre déjà maîtrisé par le Réseau AD de la garantie constructeur préservée. Nous comptons sur les membres de notre short liste d’AD Expert pour que toutes les informations utiles remontent afin d’améliorer encore en permanence le process. Nous attendons aussi des retours, des gestionnaires de flottes».

 

Prendre en compte des attentes spécifiques

Car l’évidente compétence en maintenance du Réseau AD ne suffit pas. Pour gagner, il faut non seulement prouver un niveau de prestation au moins équivalent à celui des constructeurs automobiles mais aussi, dans le cas présent, être en accord avec le cahier des charges établi par Arval.

D’où l’indispensable travail de terrain opéré par les responsables régionaux qui permettent d’identifier les besoins, les qualités et les faiblesses du Réseau AD. «Nous ne pourrons capter les flottes et aller les démarcher que si nous avons les outils et les solutions parfaitement adaptés à leurs attentes», rappelle Eddy Albert.

Bien sûr, l’homogénéité de la prestation est un prérequis :  Dès qu’il y a accord, il doit être uniformément respecté par tous les garages, que ce soit au niveau des tarifs comme des process. Mais il faut aussi prendre en compte les flux d’information qui sont également déterminants : «les gestionnaires souhaitent être informés en continu de l’avancement des dossiers et bénéficier d’une facturation centralisée. Voilà le chemin à parcourir pour les 4 prochaines années et qui nécessite obligatoirement une conduite de changement pour capter cette nouvelle clientèle», rappelle encore E. Albert.

Une évidence : l’ADMS 360 fera partie intégrante de la réponse attendue par les gestionnaires de flottes. Mais surtout, ce sera la ferme volonté de tout le Réseau AD de s’inscrire comme un seul et même réparateur dans cette stratégie flottes qui fera la différence. Et à coup sûr, leur préférence !

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